Signez la pétition !
Le présent moratoire s’adresse :
Aux autorités publiques : Ministère de l’Éducation nationale, Rectorat de Toulouse, Conseil départemental de la Haute-Garonne, Métropole de Toulouse, communes et préfète de Haute-Garonne.
Aux élu·es : Député·es, conseiller·ères régionaux·ales, départementaux·ales et municipaux·ales de Haute-Garonne.
Aux acteur·rices éducatifs : Syndicats enseignants, fédérations de parents d’élèves, collectifs locaux, enseignant·es et directeurs·rices d’école.
À la société civile : Parents, élèves, médias et organisations de défense des droits.
Chacun·e est invité·e à s’engager à respecter et à faire respecter ce moratoire, afin de garantir le droit à une école publique de qualité pour tou·tes les enfants de Haute-Garonne.
La baisse démographique, alors qu’elle n’est même pas avérée en Haute-Garonne, est aujourd’hui invoquée pour justifier les fermetures de classes et les suppressions de postes dans l’école publique. Pourtant, cette situation devrait offrir une opportunité unique : réduire la taille des classes et améliorer les conditions d’apprentissage.
Au lieu de cela, l’austérité budgétaire, qui pèse depuis des années sur le système éducatif, maintient des classes surchargées, des enseignant·es non remplacé·es, et plonge enfants comme adultes dans la souffrance.
Face à cette situation, de nombreux parents se tournent vers le privé. Pourtant, cette alternative, loin d’être une solution miracle, creuse encore les inégalités.
En maternelle et primaire, le nombre d’élèves par classe dépasse la moyenne de l’OCDE (21 élèves). En collège, les classes françaises comptent 25 % d’élèves en plus.
Le taux d’encadrement est bien inférieur à la moyenne : 18,2 élèves par enseignant·e en France (en comptant les remplaçant·es, les enseignant·es spécialisé·es, etc...) contre 14 dans l’OCDE.
La Haute-Garonne connaît une forte croissance démographique, avec une pression durable sur les écoles. Supprimer des classes et des postes dans ce contexte est injuste et contre-productif.
Des classes surchargées empêchent les enseignant·es d’assurer leur mission de protection et d’accompagnement des élèves. Comment veiller sur chaque enfant, écouter ses besoins et garantir son bien-être avec des effectifs pléthoriques ?
La France ne progresse pas dans les évaluations internationales. Pire, les inégalités entre les élèves les plus favorisés et les moins favorisés y sont plus fortes que la moyenne de l’OCDE, et se creusent tout au long de la scolarité.
Un moratoire de 5 ans sur les fermetures de classes et les suppressions de postes en Haute-Garonne, ainsi que :
L’anticipation des besoins futurs, adaptés aux contextes locaux, notamment démographiques, plutôt qu’une gestion à court terme et arbitraire.
L’amélioration du taux d’encadrement, déjà en dessous des standards européens.
La réduction réelle de la taille des classes (aucune classe ne devrait dépasser 24 élèves).
Le recrutement et la formation d’enseignant·es titulaires pour garantir que toutes les classes aient un·e enseignant·e dès la rentrée et que toutes les absences soient remplacées.
(Sources : INSEE, OCDE, Observatoire des inégalités.)