Plus de 130 jours sans aucune ressource !
Notre collègue doctorante a été licenciée fin décembre 2025. Quelques semaines plus tôt, elle dénonçait ces violences auprès de plusieurs interlocuteurices. Du jour au lendemain, elle s'est retrouvée sans contrat de travail, sans perspective de poursuite de thèse, malgré sa réussite au concours, et sans ressource ni aide matérielle, alors qu'elle venait d'engager des frais importants pour son travail de thèse.
Nous portons les revendications suivantes :
Signez la pétition !
Les agent·es et les étudiant·es de l'Université Gustave Eiffel rassemblé·es à l'occasion d'une mobilisation sans précédent le 24 mars 2026 sur les campus de Marne-la-Vallée et de Nantes ont fait le constat de graves dysfonctionnements et manquements dans la protection d'une doctorante qui a dénoncé des violences sexistes et sexuelles de la part de son directeur de thèse.
Les organisations syndicales locales CGT, SNESUP-FSU, Sud Éducation, SNASUB-FSU, Sud Recherche EPST, Union étudiante et FSE de l'Université Gustave Eiffel appellent toute la communauté universitaire, et au-delà, à signer cette pétition en soutien à notre collègue.
Plus de 130 jours sans aucune ressource !
Notre collègue doctorante a été licenciée fin décembre 2025. Quelques semaines plus tôt, elle dénonçait ces violences auprès de plusieurs interlocuteurices. Du jour au lendemain, elle s'est retrouvée sans contrat de travail, sans perspective de poursuite de thèse, malgré sa réussite au concours, et sans ressource ni aide matérielle, alors qu'elle venait d'engager des frais importants pour son travail de thèse.
Cette injustice sociale flagrante dure depuis trop longtemps. Il est encore possible de corriger cela, au moins en partie.
L'écoute, même par de multiples interlocuteurices très bien intentionné·es, ne suffit pas, si les victimes ne conservent pas leurs droits élémentaires à la poursuite d'études et au travail rémunéré. Comment l'établissement peut-il écrire dans un message envoyé à tous les personnels le 23 mars dernier qu'il "a à coeur d'accompagner les victimes, par tous les moyens adaptés", et dans le même temps licencier une victime dans une situation de particulière vulnérabilité ? Faut-il rappeler que notre collègue doctorante dénonce des violences de la part de son encadrant ? Faut-il également rappeler qu'elle a reçu sa lettre de licenciement durant les congés de fin d’année, alors que l'Université était fermée et qu'elle-même revenait tout juste d’un arrêt maladie ?
La thèse n'est pas un contrat comme les autres !
Certes il y a formellement une période d'essai à un contrat doctoral, mais qui se sépare d'une doctorante qui a passé les multiples étapes de sélection après seulement deux mois de travail commun et fait ainsi une croix sur un financement si dur à obtenir (y compris pour les encadrant·es) ? Un doctorat est bien plus qu'un simple contrat de travail, c'est également un acte de formation ! Se séparer d'une doctorante deux mois après le début de son contrat est donc également un non-sens pédagogique.
Sans attendre, l'Université doit mettre en adéquation ses valeurs et ses actions. C'est pourquoi, nous portons les revendications suivantes pour notre collègue doctorante :
*La collectivité publique est tenue de protéger l'agent public contre les atteintes volontaires à l'intégrité de sa personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée.
Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. [Article L134-5 du CGFP]. En pratique, la protection fonctionnelle recouvre les honoraires d'avocat·e et frais de procédures ainsi que les mesures de protection, d'assistance et de réparation.