INCENDIES : LA POSTE NE DOIT PAS FAIRE PAYER LA CATASTROPHE AUX POSTIER·ÈRES ÉVACUÉ·ES !

🔥 Évacué·es, pas en vacances !

Alors que des postier·ères fuient les incendies, La Poste leur impose de sacrifier leurs congés au lieu de les placer en ASA. Elle fait payer la catastrophe à ses victimes.

Une ignominie...

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Publiée le: 29/07/2026

INCENDIES : LA POSTE NE DOIT PAS FAIRE PAYER LA CATASTROPHE AUX POSTIER·ÈRES ÉVACUÉ·ES !

Alors que des incendies ravagent nos territoires, dplus de 500 postier·ères ont dû quitter leur logement en urgence pour se mettre à l’abri, protéger leurs enfants et préserver leur famille.

Ces agent·es ne sont ni en vacances ni responsables de cette situation. Ils et elles sont victimes d’une catastrophe qui bouleverse leur vie, menace leur habitation et les place dans une situation matérielle et psychologique particulièrement éprouvante.

Pourtant, au lieu de leur accorder une autorisation spéciale d’absence, La Poste leur impose de prendre des jours de congé quand ils ne peuvent se rendre au travail du fait de leur situation.

Elle fait payer la catastrophe à celles et ceux qui la subissent.

Cette décision est ignoble.

Des postier·ères évacué·es de leur logement, parfois sans savoir s’ils retrouveront leur maison intacte, doivent encore sacrifier les congés qu’ils ont acquis par leur travail. Des jours destinés au repos, à la vie familiale et aux vacances sont confisqués pour couvrir une absence imposée par un danger majeur.

La Poste aurait pu décider de placer ces agent·es en autorisation spéciale d’absence. Elle choisit de ne pas le faire.

Elle préfère préserver ses intérêts financiers et faire supporter le coût de la catastrophe à ses propres salarié·es.

Derrière les discours sur la « responsabilité sociale », la « solidarité » et l’attention portée aux personnels, la réalité est brutale : même face aux flammes, aux évacuations et à l’angoisse de perdre son logement, la rentabilité passe avant l’humain.

Nous refusons cette ignominie.

Les postier·ères évacué·es n’ont pas à perdre un seul jour de congé, un seul jour de repos ni un seul euro de salaire en raison des incendies.

Nous, postier·ères et usager·ères solidaires, exigeons :

  • le placement immédiat en autorisation spéciale d’absence de tous les agent·es évacué·es de leur logement ou empêché·es de travailler en raison des incendies ;

  • la restitution intégrale de tous les jours de congé ou de repos déjà prélevés ;

  • le maintien intégral de la rémunération, sans retenue ni perte financière ;

  • l’absence de toute sanction, pression ou mesure discriminatoire envers les agent·es concerné·es ;

  • la mise en place d’un accompagnement humain, matériel et psychologique adapté ;

  • l’application de ces mesures à l’ensemble des postier·ères touché·es, quel que soit leur statut.

Une entreprise qui prétend assurer une mission de service public doit protéger ses personnels lorsque survient une catastrophe. Elle ne peut pas leur présenter la facture pendant que leur territoire brûle.

Faire payer leurs congés aux victimes des incendies n’est pas une mesure de gestion. C’est une honte.

La Poste doit rendre les jours prélevés et placer immédiatement les postier·ères évacué·es en autorisation spéciale d’absence.

Pas un jour de congé sacrifié. Pas un euro perdu. Solidarité totale avec les postier·ères victimes des incendies !