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« Le sol est sec, mais nos enfants ne peuvent pas sortir : dehors, il pleut des balles »
Comme à Bellefontaine, les Izards ou à la Faourette, à Empalot, la violence armée dicte désormais le quotidien de tout un quartier en plein jour. En l'espace de 72 heures, notre secteur a été le théâtre de trois fusillades successives sur la place Aline-Viadieu (les 4, 5 et 6 octobre 2026), faisant plusieurs blessés graves au milieu des commerces et à quelques mètres de la crèche municipale, sur un lieu de passage de tous les habitants.
Face à cette horreur, toutes nos pensées vont immédiatement aux blessés, à ceux qui ont perdu la vie, ainsi qu'à leurs familles plongées dans la douleur. Ce cauchemar ravive le traumatisme du 14 avril 2026, où des tirs avaient déjà éclaté à quelques mètres de la crèche en pleine journée.
Aujourd'hui, c'est l'ensemble de la population d'Empalot et alentours qui y vient qui vit dans l'effroi. Parents, résidents et professionnels des services publics partagent la même angoisse pour leur vie et celle de leurs enfants.
Face aux affiches publicitaires de la Mairie de Toulouse vantant « Agir + Protéger mieux », le sentiment d'abandon sur le terrain est total : aucune présence institutionnelle, aucun soutien aux équipes, aucune réunion publique ni information transparente.
Au-delà de la communication, nous exigeons des actes durables.
Habitants et familles d'Empalot et quartiers proches adressons deux demandes urgentes à la Mairie de Toulouse :
Le collectif des habitants, des familles du quartier et des parents d'enfants de la crèche d'Empalot