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Depuis 2019, avec le mal nommé plan « Bienvenue en France », les frais d'inscription des étudiant-es étranger-es extracommunautaires ont été multipliés par 16. Alors que ces frais étaient de 170 € en licence et de 250 € en master, ils atteignent aujourd'hui respectivement 2902 € par année de licence et 3950 € par année de master. Cette mesure instaure une discrimination fondée sur la nationalité et remet en cause le principe d'égalité d'accès au service public de l'enseignement supérieur.
Face à cette attaque, la majorité des universités ont jusqu'à présent fait le choix d'exonérer les étudiant-es concerné-es afin de préserver un accès aux études le plus égalitaire possible.
Aujourd'hui, avec le décret de Philipe Baptiste, le plafond d'exonération est fixé à 30 % pour l'année universitaire 2026-2027, puis à 25 % en 2027-2028. À partir de la rentrée 2028, il sera limité à 20 %.
Cette décision frappera de plein fouet des étudiant-es déjà confronté-es à une précarité importante par exemple avec la suppression des APL pour les étudiant-es étranger-es ou encore l’augmentation du coût des demandes et des renouvellements de titres de séjour . Elle renforcera les inégalités sociales, empêchera de nombreuses personnes d'accéder à l'enseignement supérieur et contribuera à une sélection par l'argent contraire aux valeurs du service public.
Nous dénonçons une mesure profondément raciste et discriminatoire, qui instaure la préférence nationale à l’université et qui traite les étudiant-es étranger-es comme une source de financement plutôt que comme des membres à part entière de la communauté universitaire. Nous refusons cette logique marchande de l'enseignement supérieur qui fait peser sur les étudiant-es les conséquences du désengagement de l'État.
L'exonération de l'ensemble des étudiant-es étranger-es constitue aujourd'hui une nécessité pour garantir l'égalité d'accès aux études et préserver une université ouverte à toutes et tous, indépendamment de la nationalité ou des ressources financières.
Nous demandons à l'université Paul Valéry de Montpellier, sa présidente et à chaque membre de la commission d'exonération : l'exonération de l'ensemble des étudiant-es étranger-es des frais d'inscription différenciés.