Pétition de soutien aux médiateur·rices du patrimoine et aux garde-moniteur·rices du Parc national de La Réunion

Pétition de solidarité inter-établissements
À destination des agent·es des établissements publics de l’environnement
En soutien aux médiateur·rices du patrimoine et aux garde-moniteur·rices du Parc national de La Réunion

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Pétition de solidarité inter-établissements
À destination des agent·es des établissements publics de l’environnement
En soutien aux médiateur·rices du patrimoine et aux garde-moniteur·rices du Parc national de La Réunion

Pour la reconnaissance d’un métier unique de terrain : garde-moniteur·rice

Cette pétition s’adresse exclusivement aux agent·es des établissements publics de l’environnement (parcs nationaux, établissements publics sous tutelle du ministère chargé de l’environnement, opérateurs publics de la biodiversité).

Depuis plus de soixante ans, les parcs nationaux français s’appuient sur des métiers de terrain indispensables à l’exercice de leurs missions de service public.

Le métier de garde-moniteur·rice, créé au Parc national de la Vanoise en 1964, constitue un métier emblématique et fondamental des parcs nationaux, au cœur de leur identité professionnelle et de leur efficacité sur le terrain.

Au Parc national de La Réunion, ce métier est aujourd’hui en danger critique d’extinction.

 

Rappel de la situation au Parc national de La Réunion

À la création du Parc, les équipes de terrain comptaient 20 médiateur·rices du patrimoine et 20 garde-moniteur·rices, tous recruté·es en catégorie C.

En 2020, les garde-moniteur·rices titulaires ont bénéficié d’une reconnaissance catégorielle en catégorie B, conformément à l’évolution nationale du métier de garde-moniteur·rice devenu technicien·ne de l’environnement.

Dans le même temps, les médiateur·rices du patrimoine, recruté·es localement en tant que contractuel·les de droit public, sous « quasi-statut de l’environnement* », sont resté·es maintenu·es en catégorie C, sans reconnaissance équivalente.

Aujourd’hui :

  • il ne subsiste plus que 4 postes de garde-moniteur·rices en catégorie B ;
  • 20 médiateur·rices du patrimoine, toujours classé·es en catégorie C, assurent désormais l’essentiel des missions de terrain.

Volontairement, du fait du recrutement moins disant et de l’organisation des services, les missions, responsabilités, charges de travail et niveaux d’expertise historiquement portés par les garde-moniteur·rices se sont déportés sur les médiateurs·rices du patrimoine.
Ces agent·es ont développé une expertise technique approfondie, une connaissance fine des territoires, et pour certain·es une assermentation, sans reconnaissance catégorielle correspondante.

Aujourd’hui, plus rien ne différencie concrètement les métiers exercés sur le terrain.

 

Des métiers condamnés à disparaître par un choix de gestion assumé

Cette situation n’est ni transitoire ni accidentelle.
Elle résulte d’un choix de gestion délibéré, visant à s’affranchir du référentiel national des métiers des parcs nationaux, par la création de deux nouvelles fiches métiers de “terrain” se substituant aux métiers existants :

  • une fiche « agent·e de terrain – catégorie C », destinée aux médiateur·rices du patrimoine recruté·es localement sous quasi-statut ;
  • une fiche « technicien·ne de terrain – catégorie B », réservée aux quelques garde-moniteur·rices restant·es.

Ces deux fiches décrivent des missions et responsabilités comparables, tout en actant une différence de reconnaissance catégorielle et en organisant, à terme, la disparition complète des métiers historiques de médiateur·rice du patrimoine et de garde-moniteur·rice au Parc national de La Réunion.

Cette organisation repose en outre sur une politique de recrutement différenciée, dans laquelle des agent·es recruté·es localement sont durablement maintenu·es en catégorie C pour des missions équivalentes
À ce titre, elle constitue une discrimination catégorielle à l’embauche, fondée non sur la nature des fonctions exercées mais sur le mode de recrutement, en contradiction avec les principes d’égalité de traitement qui fondent le service public.

 

Un enjeu professionnel et collectif pour l’ensemble des établissements publics de l’environnement

Le maintien artificiel de deux intitulés de métiers et postes, et l’emploi différencié en deux catégories distinctes, alors que les missions et niveaux de qualification nécessaires sont identiques pour tous ces postes :

  • crée une distinction catégorielle durable entre agent·es ;
  • discrimine indirectement les agent·es sur la base de leur origine et de leur lieu de résidence ;
  • dégrade le climat social ;
  • ne facilite pas la compréhension locale des missions du Parc de La Réunion et donne une image d’inégalité du traitement réservé à certain·es agent·es originaires de l’île ;
  • fragilise la cohérence nationale des métiers ;
  • conduit à la disparition d’un métier historique et emblématique des parcs nationaux.

Cette situation constitue un précédent dangereux pour l’ensemble des établissements publics de l’environnement.

 

Nous, agent·es des établissements publics de l’environnement, demandons :

  • la reconnaissance du seul métier de garde-moniteur·rice (de catégorie B), pour l’ensemble des missions aujourd’hui exercées par ces 24 personnels ;
  • le recrutement exclusivement en catégorie B pour ces missions ;
  • la requalification en catégorie B des agent·es actuellement en poste exerçant ces missions ;
  • la préservation du métier de garde-moniteur·rice, pilier historique et identitaire des parcs nationaux ;
  • la mise en place d’un dialogue social inter-établissements, notamment via un CSA inter-parcs, afin de prévenir les dérives de gestion et garantir l’égalité de traitement entre les personnels de ces établissements publics.

 

Cette pétition engage la solidarité professionnelle entre agent·es publics

En signant cette pétition, nous affirmons notre solidarité professionnelle avec les agent·es du Parc national de La Réunion et notre attachement :

  • à la reconnaissance des compétences réelles ;
  • à l’égalité de traitement entre agent·es publics ;
  • à la cohérence nationale des métiers de l’environnement ;
  • à la défense d’un service public fort et respectueux de ses personnels.

Agent·e d’un établissement public de l’environnement :
tu peux soutenir tes collègues.
Refusons l’extinction du métier de garde-moniteur·rice au Parc national de La Réunion.

 

* Le « quasi-statut de l’environnement » est un corpus de règles et grilles permettant à l’origine le recrutement de contractuel·les de manière dérogatoire dans les établissements publics de l’environnement, alors que la loi ne le permettait pas. Pour en savoir plus consulter notre dossier ici et le flash sur le site https://snefsu.org/.