Urgence à Figuerolles : restaurons la prévention et l’accompagnement social

Nous, habitant·es de Figuerolles, constatons une dégradation préoccupante de notre quartier liée à la consommation de drogues. Nous demandons la mise en place de moyens financiers, humains et juridiques permettant de rétablir un accompagnement social quotidien, ainsi que des dispositifs sociaux adaptés à la grave crise sociale et sanitaire que traverse le quartier. Ces actions sont indispensables pour assurer une prise en charge digne des personnes vulnérabilisées par la dépendance et la précarité, et pour garantir la sécurité de l’ensemble des habitant·es.

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A l'attention de la Mairie, la Préfecture, l'ARS, ...

Pétition des habitant.es et associations de Figuerolles

Dans le quartier Figuerolles en général et plus particulièrement au square du Père Bonnet, nous constatons ces dernières années la présence accrue de consommateur.ices de crack, de cocaïne et d’autres substances illicites.

Les conséquences de cette toxicomanie pour les habitant.es sont, entre autres :
- Violences verbales et physiques, envers des commerçants du quartier, les habitant.es et leurs enfants, circulants dans le quartier surtout tôt le matin et la nuit.
- Présence de seringues usagées : une situation à haut risque sanitaire, exposant particulièrement les enfants à des blessures accidentelles, à des coupures potentiellement contaminantes et à un stress traumatique durable.

L'ensemble de ces phénomènes nourrit un sentiment d'insécurité persistant et une impression d'abandon institutionnel qui érode la confiance dans l'espace publique. Ces désagréments procèdent de mécanismes sociaux parfaitement identifiés : 
- La proximité d’un four, point de ventes de stupéfiants, qui concente à lui seul flux, tensions et nuisances ;
- L’absence d’hébergement, d'accompagnement social ou de solutions d'accueil ; 
- L'éloignement des parcours de soin, essentiels pour sortir de la dépendance.

Dans notre quartier, nous pouvons compter sur une structure : le CAARUD Réduire Les Risques, dont l'accueil de jour, La Boutik, assurait jusqu’à l'an dernier une présence régulatrice et de médiation quotidienne. C'est au moment où la situation se délite, que les financements publics n'ont pas été reconduits, empêchant d'irriguer le quartier par des maraudes, 4 jours par semaine, ritournelle de veille, de soin et d'apaisement entre 15h et 17h.

Ainsi, l'association ne peut désormais, déployer qu'une maraude hebdomadaire. Il en résulte une désagrégation lente mais tengible du tissu social, une montée des vulnérabilités, et une impression collective que l'Etat-tuteur s'est retiré en laissant le quartier en première ligne face aux dérives.  

Dès lors, notre première revendication est sans équivoque : redonner aux travailleurs sociaux et singulièrement au CAARUD Réduire Les Risques, les moyens financiers, humains et réglementaires de restaurer une présence quotidienne et incarnée qui réinsuffle de la cohésion et de la sécurité dans l'espace partagé.

A cela s'ajoute la nécessité d'ouvrir des structures d'accueil et d'hébergement à bas seuil, à même d'offrir un lieu sûr, un accompagnement digne. Nous appelons également à la création d'un dispositif mobile, tel un bus de consommation à moindre risque ou du moins une unité mobile, afin de désengorger l'espace public, de prévenir les risques infectieux et de protéger à la fois les habitant.es et les usager.es.

Depuis des années, les orientations publiques privilègient une logique sécuritaire, au détriment des analyses, des précaunisations et des pratiques éprouvées des professionnel.les de terrain. Cette stratégie de contournement du social est contre-productive : la seule présence policière, nécessaire mais insufisante, ne peut endiguer des phénomènes qui relèvent d'abord de la misère sociale, des ruptures de droits, de l'absence de prise en charge et des impasses de santé publique.

Par cette pétition, nous affirmons avec vigueur que l'action sociale doit redevenir l'axe matriciel de toute politique de lutte contre la toxicomanie et réinstaller la prévention, le soin, la médiation et la réduction des risques au coeur du dispositif public.

Nous nous adressons ici à la mairie de Montpellier, à la Prefecture de l'Hérault, à l'ARS Occitanie, ainsi qu'à l'ensemble des pouvoirs publics concernés : nous vous demandons de prendre la mesure de la situation, d'assumer votre responsabilité de la protection des habitant.es comme dans l'accompagnement des personnes vulnérabilisées, et de doter ce quartier des moyens nécessaires pour enrayer durablement les risques, les violences et les dérives que nous constatons chaque jour.

Réunissons-nous, habitant.es, familles, riverains et associations, pour refuser l'abandon, réclamer des politiqes publiques à la hauteur des enjeux, et restaurer la sécurité, la dignité et l'hospitalité de notre espace commun.