Signez la pétition !
Ces infos seront utilisées pour confirmer que vous faites partie de la communauté normalienne élargie (étudiant.e, chercheur.euse, membre du personnel, alumni, membre de PSL etc...). Elles ne seront pas partagées et votre identité ne sera pas publique. Seul.es 3 membres de TransparENS x Commob y auront accès. Vous ne serez contacté.e que pour transmettre un éventuel engagement de la part de la direction de l'Ecole sur le sujet de la répression de ses étudiant.es suite à cette pétition.
Dans une démocratie, chaque citoyen.ne a le droit fondamental d'exprimer librement ses opinions politiques sans craindre de représailles au travail ou dans un cadre institutionnel. Cependant, en plus de refuser le dialogue, la direction de l'ENS a choisi à plusieurs reprises d'employer la violence physique pour réprimer des actions étudiantes pacifiques.
En mai 2024 comme en mai 2026, des étudiant.es ont choisi d'établir un campement dans la Cour aux Ernest, pour visibiliser la cause palestinienne, sans pour autant entraver le bon fonctionnement de la communauté normalienne. Aucun n'accès n'a été bloqué, aucun cours ou conférence n'a été interrompu, aucun bureau ou amphi n'a été occupé, aucune dégradation n'a été observée. Des revendications claires ont été émises dans le but de négocier avec la direction : https://palestine-ens.xyz/manifesto.html
En 2024 la direction avait choisi en réponse de bloquer l'Ecole, perturbant le quotidien des étudiant.es, chercheur.euses, profs et autres membres du personnel sans raison. Cette année iels ont choisi de refuser le dialogue avec les étudiant.es tant qu'iels ne retiraient pas leurs tentes (pourtant leur unique levier de négociation). Vers 21h15, une quinzaine de camions de CRS ainsi que plusieurs voitures de police sont arrivés dans le but d'expulser les quelques campeur.euses, qui ont décidé de se retirer préventivement. Si on enlève le ridicule de cette réponse disproportionnée, les moyens colossaux déployés pour empêcher des étudiant.es d'exprimer leur désaccord sont un signal extrêmement préocuppant. Mais ce ne sont pas les seules méthodes que nous critiquons. Cibler des individus en demandant à leurs superviseur.euses de stage, leurs collègues ou directeur.ice de departement de faire pression est une tactique incompatible avec les valeurs de l'Ecole. Non seulement elle rompt la séparation sacrée entre l'engagement militant, la vie personelle de nos camarades et leur travail de recherche, mais elle brise aussi la cohésion dans nos labos, en imposant des conflits artificiels et hors sujet.
A des inquiétudes et des questionnements légitimes, la direction répond par la violence physique, niveau le plus élevé de répression. Il n'est aujourd'hui plus possible d'exprimer publiquement son désaccord avec les positions de la direction hors de cadres institutionnels comme le conseil d'administration. C'est extrêmement grave. Nous vous appelons à signer cette pétition pour demander l'arrêt immédiat de ces méthodes de répression violentes et plus largement la réouverture de débats publics et démocratiques au sein de l'ENS. Nous attendons un engagement écrit et public de la part de la direction à ce sujet.