Pétition portée et soutenue par :
Université de Rennes : SUD éducation, CGT Ferc sup, CGT Sntrs, SNCS FSU, SNPTES-UNSA, Solidaires étudiant-es, FSE
Université Rennes 2 : SUD éducation, CGT-FERC SUP, SNESUP, Union Pirate, Le Poing Levé, Solidaires étudiant-es, FSE
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Nous, personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, universitaires et étudiant·es, citoyennes et citoyens, demandons l’évacuation immédiate des étudiant·es de Gaza inscrit·es dans les universités rennaises, ainsi que de l’ensemble des étudiant·es gazaoui·es inscrit·es dans des universités françaises.
À Rennes, ce sont près de 10 étudiant·es actuellement inscrit·es à l’Université de Rennes ou à l’Université Rennes 2, qui sont encore bloqué·es à Gaza alors qu’elles et ils devraient être ici pour y poursuivre leurs études.
Ces étudiant·es ne sont pas des dossiers anonymes : ils et elles ont un nom, un visage, un parcours, et un avenir universitaire déjà connu.
• Mohammed Naim, 23 ans, coordinateur de la troupe de danse Al-Foursan, inscrit en BUT Gestion des Entreprises et des Administrations à l’IUT de Rennes
• Akram Abu Ajwa, 22 ans, inscrit en Licence Biologie, Environnement et Chimie du Vivant à l’Université de Rennes
• Mohammed Abu Shammala, 25 ans, danseur de la troupe Al-Foursan, inscrit en Master Études anglophones à l’Université Rennes 2
• Ahmed Ali, 25 ans, danseur de la troupe Al-Foursan, inscrit en Master Approches créatives de l’espace public à l’Université Rennes 2
• Ahmed Essa, 21 ans, danseur de la troupe Al-Foursan, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
• Eman Ouda, 24 ans, coach en art dramatique de la troupe Al-Foursan, inscrite en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
• Yazan Al-Waheidi, 25 ans, danseur de la troupe Al-Foursan, inscrit en Licence Arts du spectacle – théâtre à l’Université Rennes 2
• Baraa Al-Belbeisi, 25 ans, danseur de la troupe Al-Foursan, inscrit en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
• Shahed Awaja, 25 ans, danseuse de la troupe Al-Foursan, inscrite en Licence d’études arabes à l’Université Rennes 2
• Ghaida Al-Ajouz, 19 ans, danseuse de la troupe Al-Foursan, candidate pour le DU Passerelle à l’Université Rennes 2
La plupart de ces étudiant·es attendent encore une réponse du consulat général de France à Jérusalem et, surtout, une possibilité concrète d’évacuation.
Cette attente est inhumaine, pour des personnes confrontées depuis plus de 26 mois à un génocide, à la destruction massive de leurs maisons, de leurs universités et écoles, de leurs hôpitaux, et à une situation de famine.
Alors que 90 % des établissements éducatifs de Gaza ont été endommagés ou détruits, que l’aide humanitaire est insuffisante selon de nombreuses ONG et l’UNICEF, que la reconstruction de la bande de Gaza est loin d’être effective, nous avons le devoir d’ouvrir nos portes aux étudiant·es de Gaza.
La France est tenue, en vertu de ses engagements internationaux, de protéger les personnes civiles exposées à des situations de violence armée extrême et de garantir l’accès effectif au droit à l’éducation. Cette obligation découle notamment de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre et des engagements de la France au titre du droit d’asile et de l’admission exceptionnelle au séjour pour motifs humanitaires.
Les étudiant·es concerné·es ont été admis·es dans des formations universitaires françaises, ce qui engage la responsabilité de l’État à permettre l’effectivité de cette admission.
Les universités rennaises, en tant qu’établissements publics, ont affirmé leur disponibilité à accueillir les étudiant·es admis·es, à mettre en œuvre des dispositifs d’accompagnement universitaire et social, en lien avec les associations de solidarité locales.
Il appartient désormais à l’État français de lever les obstacles administratifs, diplomatiques et logistiques empêchant l’évacuation effective de ces étudiant·es, afin de rendre effectives les décisions d’admission déjà prises par les établissements publics.
Nous demandons :
1. L’évacuation immédiate des étudiant·es de Gaza inscrit·es ou admis·es dans les universités de Rennes et ailleurs en France
2. La délivrance rapide de visas et titres de séjour pour motifs humanitaires et universitaires ;
3. La mise en place d’une procédure transparente, accélérée et non discriminatoire pour l’ensemble des étudiant·es concerné·es ;
4. La reconnaissance officielle de la situation exceptionnelle de destruction du système éducatif à Gaza ;
5. Le respect effectif, par l’État français, de ses engagements internationaux en matière de droits humains et de droit à l’éducation.