Signez la pétition !
Pétition adressée à M. le maire de Clermont-Ferrand et l'ensemble du conseil municipal, pour l’annulation de l’arrêté municipal du 12 octobre 2026.
Nous invitons toutes celles et tous ceux qui fréquentent le centre-ville de Clermont-Ferrand à signer cette pétition et à soutenir notre démarche en faveur de mobilités actives accessibles à tous.
Merci de cliquer sur le lien que vous recevrez par email pour valider votre signature.
Le surprenant arrêté municipal « pied à terre »
Depuis l’arrêté municipal du 12 octobre 2026, tous les utilisateurs et utilisatrices (de 8 ans et plus) d’un vélo, d’une trottinette ou de tout autre Engin de Déplacement Personnel Motorisé (EDPM) sont « tenus de mettre pied à terre et de conduire leur véhicule à la main lorsqu’ils circulent dans des aires piétonnes » du centre-ville : Jaude, Saint-Pierre, Saint-Dominique, le Plateau Central et Saint-Esprit. Cette règle s’applique à toute heure du jour et de la nuit, toute l’année avec une exécution immédiate.
Si nous accueillons favorablement la volonté d'améliorer la condition des piétons et piétonnes dans notre ville, nous ne comprenons pas cette décision qui a été prise sans concertation préalable avec les usagers cyclistes mais surtout sans l’avis des représentants de la vie économique, patrimoniale, culturelle, éducative et de services animant le centre-ville. Nous sommes loin du projet de réconciliation, de concertation et d'écoute promis par M. le maire à de nombreuses reprises.
Une décision radicale disproportionnée
Cette décision nous semble inadaptée et disproportionnée par rapport aux motifs évoqués. L'arrêté municipal évoque "nuisances, entrave à la libre circulation, insécurité des piétons" … Il repose davantage sur des ressentis que sur des données objectives d’accidentologie. Des arguments qui semblent assimiler systématiquement les cyclistes et les utilisateurs d’EDPM à des usagers dangereux pour les piétons.
Des règles adaptées, accompagnées d’une politique de prévention et de contrôle, ainsi que la réalisation de voies cyclables, permettraient de préserver la sécurité de tous sans imposer une interdiction aussi générale. C'est du bon sens.
La cohabitation dans les aires piétonnes fonctionne bien
Dans les aires piétonnes, les piétons et piétonnes sont prioritaires et les cyclistes doivent adapter leur allure pour circuler en toute sécurité. Ce principe de partage, prévu par la réglementation nationale, permet une cohabitation respectueuse entre les usagers.
Le vélo, acteur essentiel de la vie du centre-ville
Grâce aux aménagements cyclables de desserte, on vient à vélo faire ses courses, déposer ses enfants, rejoindre son travail, sortir au restaurant, ... Obliger les cyclistes à pousser leurs vélos décourage de faire le déplacement.
Un axe Nord-Sud de 740m entre la place Gaillard et Lagarlaye devenu impraticable
Le contournement des zones interdites impose des détours par des voies peu adaptées et insuffisamment sécurisées pour les cyclistes. Notamment sur l'axe Nord-Sud : avec 1 tué, 8 hospitalisés, 18 blessés sur la période 2016-2025, les rues Bonnabaud et Péri sont particulièrement accidentogènes. En revanche, 0 tué, 1 hospitalisé et 7 blessés sur la Place de Jaude et l'avenue des États-Unis. Et aucun n'est lié à un cycliste.
Cette mesure pénalise de nombreux publics
Les conséquences de cette décision pénalisent de nombreux publics :
L'amélioration supposée de la circulation piétonne ne devrait pas se faire au détriment de celles et ceux qui ont besoin d’un centre-ville accessible, vivant et accueillant.
Des incohérences frappantes
Alors que la place de Jaude est traversée à deux endroits par des automobilistes, ne respectant pas à de maintes occasions la priorité piétonne, nous nous interrogeons sur la sincérité de la démarche qui dit viser la sécurité des piétons et piétonnes. Cette première mesure du plan piéton ne cible donc pas les usagers les plus dangereux de notre ville.
Une mesure qui va à contre-sens
À l’heure où les villes cherchent à réduire la pollution, les nuisances sonores et à développer un centre ville apaisé, Clermont-Ferrand dissuade celles et ceux qui choisissent un mode de déplacement peu coûteux, propre, silencieux et bénéfique pour la santé. Rappelons par ailleurs qu'un vélo en plus, c'est une voiture de moins dans le trafic de la ville.
En conséquence, Vélo-Cité 63, Association reconnue d’intérêt général pour la promotion de la marche et du vélo au quotidien, demande à Monsieur le maire de Clermont-Ferrand :
Pétition portée par le conseil d’administration de Vélo-Cité 63 et un collectif de citoyens indignés.
Vous pouvez également soutenir Vélo-Cité 63 en adhérant à notre association.